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Je m’appelle Joshua. J’aime passer le temps qu’il me reste avant d’uriner sous moi à écrire de petites fioritures psycho masturbatoires à l’humour résistible. Tant que je serais sans emploi, je prouverai mon existence en épandant une houle de haine putride. En attendant, détendez vous – si vous exhalez une légère odeur troublante, c’est que vous vous êtes trop détendus – et appréciez, si vous le pouvez, ou haïssez, si vous le voulez. Joshua. Votre ami.

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West Hollywood – rêve, gloire et illusions.

La Californie. Capitale du rock viril, et mère de la Cobb salad. Faisons un pas en avant. Superbes paysages oniriques de parterres de retraités oisifs qui rancissent paisiblement à la chaleur moite du soleil. Les autres, jeunes hommes et femmes (j’utilise cet ordre par simple reflexe conditionné qui dit que la femme est négligeable devant l’homme – grammaticalement – et non pas par misogynie guerrière) non moins oisifs, mais nourris respectivement aux hormones et à l’anorexie suprême, qui se donnent l’impression qu’ils existent parce qu’ils marchent droit dans la droite ligne de la norme. L’originalité étant, comme partout où la perfection de la société exige que les individus qui la composent ne pensent pas, réservée aux tordus, aux moches et aux psychopathes certifiés.

Un pas de plus, et nous apercevons West Hollywood. Quatre kilomètres carrés qui prouvent qu’on déborde d’imagination aux Etats-Unis. Historiquement, c’était d’abord une région de cinéastes, avant de devenir un « village homo ». Un jour, une mauvaise langue me fit part d’un raisonnement : la seule raison pour laquelle cette réputation a évolué, c’est qu’on ne trouve plus de bons cinéastes à West Hollywood. J’ai quand même un doute. Dire que tout cinéaste est homosexuel, c’est raciste. A plus forte raison que je connais un réalisateur hyper-hétérophile très sectaire, à la conquérance affichée, calme certes puisqu’uniquement visible lorsqu’il est enrhumé, mais conquérance endiablée tout de même. D’ailleurs si les cinéastes étaient effectivement homos, il n’y aurait pas de Goderèche qui tienne. Quelque part, je regrette que cette mauvaise langue ait tort.

La peuplade de West Hollywood, outre son homosexualité, est à 86% blanche. Eric Zemmour est en partie rassuré. Eric Zemmour, pour ceux qui l’ignorent (c’est peu probable), c’est le mètre étalon politico-culturel des nostalgiques des années 40, où l’ethnocide n’était pas rare (Ex : 1  Zemmour = 0,1732 Galiano). En tout cas, il n’y a pas matière à déclencher un débat devant nos élus, les invitant à reconsidérer l’utilité des lois condamnant l’incitation à la discrimination et à la haine raciale. « Nous remercions Monsieur Zemmour pour cette brillante contribution au débat ! » déclarait fébrilement l’un d’entre eux, dont je tairais le nom pour des raisons de sécurité, mais surtout parce que je l’ai oublié, si on considère que je l’aie su.

« Mais on a même plus le droit de critiquer quoi que ce soit sans que la justice s’en mêle ! » s’offusquait Elisabeth Lévy lors d’un débat télévisuel. Pour ceux qui l’ignorent (c’est très probable), Elisabeth Lévy est à l’analyse, ce que Jean Marie Bigard est à l’humour : un pic de décibels qui dissimule habilement une certaine mollesse. D’ailleurs, lors de ce débat, notre estimé confrère déconstruit de la capillarité, Maître Folle-Mèche, que dis-je, le Justin Bieber du barreau international, j’ai nommé : Arno Klarsfeld, lui a répondu, non sans une certaine consternation dans le coin de l’œil : « Si, vous avez le droit ?! ». Rappelons simplement que notre bravache sectaire a été condamné pour avoir proclamé qu’il était normal pour un employeur de se méfier d’un candidat non-français de peau. Cela et rien d’autre. Pour citer Roland Dumas, Elisabeth Levy n’a rien compris – pléonasme. Remémorons-nous

Trêve de nostalgie, mille sabords ! Pourquoi tant d’élucubrations bucoliques sur la côte Américaine, menant à des digressions sur des intellectuels qui pensent mou et qui parlent fort, allez vous me demander.

Pourquoi tant d’élucubrations bucoliques sur la côte Américaine, menant à des digressions sur des intellectuels qui pensent mou et qui parlent fort ?

Merci de me poser la question. En réalité, cette introduction n’était qu’un prétexte pour vous parler de l’œuvre magistrale qu’a inspiré « West Hollywood » à Fabrice Sopoglian, cette œuvre qui m’a été chaudement recommandée par Tata, qui, en dépit d’être non-française (et donc génétiquement inférieur à nous), est bien plus utile que mes co-auteurs (pourtant français) pour combler mes passages à vide. « West Hollywood », ainsi raisonne le nom, car c’est ainsi qu’il a baptisé sa web série, le brave. Je sais ce que vous pensez… Le mot « web série » ne peut être qu’un présage prodigieux à l’écoulement de l’inspiration de ces génies de l’ombre qui chaque jour passent leur temps libre – et même plus – à transpirer des méninges – et pas qu’un peu – pour apporter aux naïves petites brebis égarées que nous sommes, étreintes dans le carcan furieux de nos certitudes absolues, dont la coercition brûlante fait fondre ce qu’il reste de cet amas bioélectrique qui se cache nonchalamment entre nos deux oreilles alertes, et nos deux yeux croquants, en une basse liqueur noire et âcre qui nécrose et crépit peu à peu le doux éclat d’humanité qui jadis égayait l’austérité notoire de notre douloureux intérieur, exquise lueur qui une fois éteinte sous la magma amolli de ce qui jusqu’alors perpétrait notre grandeur, fait de nous une entité estropiée qui vote FN parce que Marine fait moins peur que Jean-Marie, ce sont bien ces créateurs là, oui, qui font passer Rod Serling pour un vendeur d’anchois sans sels, et Woody Allen pour un grossiste en courge pas mures, car devant le colosse impassible contemplé par l’éternel que représente un épisode de « West Hollywood » – dont le sous-titre est « Rêve, Gloire et Illusions » et qu’il ne faut pas confondre avec « Amour, Gloire et Beauté » – oui, devant ceci, les Dieux ne respirent plus, le temps se fige, et Eric Zemmour dit « J’adore cette série ».

Faisons un pas de plus. Ne fléchissez pas. Regardez et étendons nous sur les 10 premières secondes de l’épisode un.

Qu’avez-vous vu… Deux jeunes beaux jeunes hommes se déhanchent fiévreusement tout en progressant longitudalement à une route hyper impressionnante, traînant derrière eux ce lourd bagage que représente leur garde robe et divers produits de beauté, permettant notamment d’avoir le visage aussi doux qu’une fesse, en bref, le dernier cri en matière de superficialité. Le premier appartient à la variété « brun ténébreux » de l’espèce « BG », pour paraphraser ces incultes en qui est supposé se trouver l’avenir de notre humanité – Moi aie pitié. Il a un physique de maître nageur, donc le genre de mec qui réussit tout dans la vie, sans avoir besoin de la téléréalité. Le second plus fluet mais non moins hormonogène a le poil sombre et le regard perçant, comme un flamant rose. Si on l’observe trop hâtivement, on le croirait cyclope. Cependant, il faut toujours de méfier de la mèche Bieberienne et son redressement, indissociable de ce mouvement de tête que jalousent tous les mannequins l’Oréal, qui a tendance à priver son hôte de la moitié de ses capacité de perception visuelle. Personnellement, j’ai le sécateur qui frémit. Sus aux balivernes ! Il a au coin de ses hanches, une langueur poétique propre au chanteur de talent qui n’a pas, non plus, besoin de la téléréalité pour réussir. Et, histoire de dire « Il y a aussi de la métaphore dans ma série », juste avant de vous masturber devant le spectacle bouillant de ces deux concertés d’hormones en boîte, Mesdames, on voit passer un avion dans l’azur d’un ciel chatoyant tout en nous laissant emporter par une musicalité riche en percussions tribales et bellicistes, qui font passer Danny Elfman et sa Planète des Singes pour un raclement de casserole mal nettoyée.

Nous avons finalement mis le doigt dessus. Si cette série est si étincelante, c’est avant tout grâce aux choix draconiens et très impliqués de l’accessoiriste dans la sélection des objets ! La voûte charnelle qui se cache sous la courbure chaste et l’insoluble bacchanale de pénétrations chromatique en ce bleu sombre qu’abrite la valise de droite enjolive encore mes songes d’une épaisse brume érotique et m’aide à oublier le soir venu l’insignifiance inhérente à la condition humaine actuelle. Nous pouvons également nous étendre sur la prestation mémorable de la flore. Notamment, à une minute quinze, où le palmier vibre au gré du vent avec un charisme étonnant, une telle prestation qui a tendance à occulter la performance d’acteur de la faune du premier plan. Les objets respirent, les arbres vivent ! C’est un enchantement !

Tout n’est cependant pas rose, alors je vais pousser la critique jusqu’au bout et vous parler des points plus noirs. En dépit des apparences, il s’agit d’une production à moyens modérés. Aussi, je me dois de signaler un détail qui m’a lourdement choqué. Rendez vous à cinq minutes cinq. Regardez. Vous aussi hein ! Je suis estomaqué ! Comment on peut autoriser cela. C’est tellement mal joué ! Je suis vraiment anéanti ! De toute façon, on voit bien qu’un tel ratage ne peut être que le résultat d’un coup de piston ! Il n’est pas là grâce à son talent, c’est évident ! D’ailleurs quand on le voit on sait qu’il a couché pour réussir. Il est l’incarnation du vice. Avez-vous jamais vu un pantalon simuler plus mal une chute énervée dans un sac ? Moi, jamais ! Et je ne dis pas cela uniquement parce qu’il psalmodie une prestation quasi divine d’une valise noire ténébreuse, dont j’ai chanté auparavant les louanges.

Résumons-nous : regarder cette série, c’est sublimer la représentation des objets et des êtres inanimés, ce qui représente un atout majeur pour passer le temps plus rapidement dans une salle d’attente ! De plus, en regardant cette série, c’est une manière d’être sûr de ne pas regarder Eric Zemmour. Et donc la lumière fut !

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