Overblog Tous les blogs Top blogs Humour
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Je m’appelle Joshua. J’aime passer le temps qu’il me reste avant d’uriner sous moi à écrire de petites fioritures psycho masturbatoires à l’humour résistible. Tant que je serais sans emploi, je prouverai mon existence en épandant une houle de haine putride. En attendant, détendez vous – si vous exhalez une légère odeur troublante, c’est que vous vous êtes trop détendus – et appréciez, si vous le pouvez, ou haïssez, si vous le voulez. Joshua. Votre ami.

Publicité

La xénophobie peut elle être chafouine ? (2/3)

· Le tiraillement de l’auteur · Satisfaction glandulaire et hâte hégémoniale · Les viscères, en passant par le totalitarisme intellectuel · Le peuple et sa réalité · Eclaircissements ethniques, digression Delerm, Vincent · Hitler, la face érotique du dictateur · Nazisme et régionalisme · Mélancolie alsacienne · L’Alsace n’est pas hétérosexuelle · Le destin d’un Alsacien · La séparation de l’enfant de chœur et du misanthrope · Bigoterie avec 25 mineurs et grandeur intellectuelle des géniteurs · Le désir charnel à l’heure où l’homme appelle la femme « Maitresse » sous l’œil d’une juive et d’un musulman · Le désespoir de l’homme instruit · Excuses publiques · Sus à la digression · La xénophobie cartésienne ? · Le chat, l’homme et ses clichés · Un aspirateur appelé Robert · Une ministre frivole · Invalidité empirique · La contrariété du xénophobe · Le xénophobe et sa maman · Le xénophobe avec une biche · L’ignorance toute puissante  · Ainsi éclate la lumière

 

 

Précisons qu’être allemand n’est une condition ni nécessaire, ni suffisante, pour être nazi. On peut également être Alsacien. L’alsacien garde au fond de son cœur chanci une douce mélancolie frémissante du ronflement militaire des bottes de cuir d’un noir suffoquant, qui martelant d’un pas ferme, et fort viril, un rythme mortifère, mais non moins cadencé, sur le sol ambivalent de l’Alsace, qui elle, se révèle historiquement plurisexuelle. « Pourquoi dire cela ? » Allez-vous me dire. Pourquoi porter atteinte à cette peuplade du grand Est auprès de laquelle j’ai grandi ? C’est précisément grâce aux mœurs alsaciennes que mon cœur génétiquement prédisposé à la misanthropie gratuite a pu s’épanouir. En effet, la haine de l’autre en Alsace relève plus de l’art de vivre que de la sournoiserie occasionnelle. J’ai l’air de m’en plaindre, mais il n’en est rien. Sans l’Alsace, aujourd’hui, je serai peut être un enfant de chœur, batifolant dans la rue, et sautillant, ou au moins s’en allant d’une foulée guillerette, sonnant chez les octogénaires déconfits, et déblatérant symphoniquement les louanges avérées du monothéisme cruciforme.

L’Alsace est bien le seul pays où la religion est un enseignement, sauf dérogation ! Enfin, la seule région, pardonnez mon enthousiasme. Mais mes parents, qui possèdent en eux les gènes de l’intelligence, ne m’imposèrent pas le spectacle douteux d’un bigot bafouillant et hululant au travers de son volume salivaire, devenu difficilement gérable à la vue du tableau reluisant de 25 petits enfants dans la fleur de l’âge, à l’innocence incontestable, et aux mollets doux et somptueux, et parfois la couleur du slip, que laissent entrevoir leurs petits shorts si excitants à l’œil démoniaque du sexopathe ecclésiastique, ou pas. Donc à l’heure ou mes camarades se faisaient endoctrinés, je suivais frénétiquement la maîtresse d’école, avec laquelle j’avais secrètement le désir coïter – il n’est jamais trop tôt – avec deux autres de mes camarades, une jeune juive à en juger par son immense proéminence nasale, et un jeune musulman à en juger par son teint à l’exotisme ravageur. C’est ainsi que j’échappais à mon destin, pour rallier celui de blogueur chômeur, à l’âme putride, et aux occupations douteuses, qui aime perdre son temps en vitupérant sur des sujets véniels, avec un à-peu-près-isme qui finira de tuer tout homme qui se juge, en vertu de ses diplômes, instruit.

Veuillez excuser cette digression impudique à travers de laquelle je conte mon enfance avec un tact surprenant, laissant échapper de légers rayonnements de sympathie, lesquels sont loin d’être une caractéristique de ma personne. Je suis un enculé. C’est une métaphore. Mais pas que. Cessons de digresser.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article