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Je m’appelle Joshua. J’aime passer le temps qu’il me reste avant d’uriner sous moi à écrire de petites fioritures psycho masturbatoires à l’humour résistible. Tant que je serais sans emploi, je prouverai mon existence en épandant une houle de haine putride. En attendant, détendez vous – si vous exhalez une légère odeur troublante, c’est que vous vous êtes trop détendus – et appréciez, si vous le pouvez, ou haïssez, si vous le voulez. Joshua. Votre ami.

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Je suis de retour !

Les anus vont se dilater ; c’est parti pour un bel épandage !

 

Une année, et même plus. Et pas un seul mot. Mon Moi ! Que les lignes du temps sont capricieuses !

Je ne t’ai pas oublié, toi, seul et unique amateur de mon blog. Et encore, je suppute que toi aussi tu es parti. Je parle donc tout seul ; quelle tristesse !

En résumé, je suis passé me dire à moi-même qu’en dépit de mon apparente léthargie, je suis toujours actif ; merci de laisser cette phrase dans son contexte, ne la mettez pas ailleurs… La phrase… Tais-toi donc ; et j’ai bien l’intention de redonner vie à ce vaste agrégat de dimension zéro où sont concentrés, fort modestement, un condensé assez impressionnant de toute la sagesse de l’humanité. Je me le confesse ; je n’aurai pas la possibilité de l’entretenir avec la vigueur d’antan. Déjà parce qu’à ce moment précis, là, maintenant, j’encaisse un quart de siècle d’existence (a quelques jours près) et que j’en suis déjà complètement éreinté. Pas physiquement. J’entends par là que les courbes sculpturales, fortement viriles de mon corps d’albâtre n’ont aucunement perdu de leur félinité de tigre sauvage, à la foi indomptable et douce, dont la poésie des mouvement n’est pas sans rappeler la fermeté et la force du fauve mais aussi la grâce et agilité de la nymphe antique, tel un courant d’air portant en son sillage la chaleur humide et musquée de la jungle épaisse et mystérieuse, qui ne laisse échapper que de fins faisceaux lumineux orangés envoutant et erratiques au travers des feuillages changeants et chantants de ces insurmontables arbres exotiques, aux tronc immuables, gardiens de la pérennité jaillissant des terres ancestrales telles de puissantes hallebardes, qui se diffusent dans le corps humecté et mystiquement érotique de l’air de ces territoires vierges et inexplorés. Non. Je suis épuisé quand j’ai constaté que mon esprit était bien d’avantage apaisé lorsqu’il se soumet aux recoins éclairés de la science-fiction des siècles passés que dans les tumultes chimiques des cerveaux de mes contemporains. Dont dix sept pourcents à exterminer sur-le-champ.

Deuxio, parce que j’ai enfin su frapper au cœur un patron aimant et respectable sous toute forme que ce soit (je ne le pense pas vraiment, mais je prends mes précautions au cas où…) qui a choisi de valoriser mes sublimes compétences. Pour faire référence a ce picaresque basset à poils disparus en charentaises, Laurent Wauquiez, j’ai été « chimiothérapié » de la société. Je ne suis plus un cancer. Me voilà enfin transformé en un engrenage actif du monde du travail et je rends ainsi gloire à la grandeur époustouflante de mon pays, spoliée par une bande de mécréants, préférentiellement de sordides basanés musulmans, ivres d’assistanat, de cannibalisme misogyne, de relations incestueuses avec enfants de moins de deux ans, et d’intégrisme religieux, MEIN FÜHRER !


Jean Marie Le Pen - Jawohl la grosse voix copie

 

Ô plages ! Ô présentoir de richesses évanouies ! Enfin, je vais pouvoir accumuler une fortune colossale et rouler dans des voitures aussi luxueuses, que puissantes, qu’inutilisables ! Enfin je vais goûterai aux euphories patronales de violer le bas prolétaire un glissant un bulletin de droite dure dans la fente ! Enfin ! Laurence Parisot sera ma bonne copine plastifiée ! Encore que…

Je me le confie, il est nécessaire de mobiliser un maximum de temps pour joindre les deux bouts, malgré un BAC+3 dans les sciences de haut niveau, la moitié de mes efforts financiers étant anéantis par la présence d’helvètes velus qui polluent le paysage ; et surtout nos routes ; qui dépensent l’héritage colossale acquis au gré d’une large passivité historique ; oh ! Merci Tonton Adolf ! ; dans de cossues résidences secondaires à la frontière. On pourrait dire que je suis taxé à cinquante pourcents pour habiter à une distance raisonnable de mon lieu de travail. Mais à la différence de certains qui pleurent pour les mêmes raisons, il ne reste guerre plus de sept cents €uros qui se partagent entre mon assureur, ma mutuelle, l’électricité de France, diverse compagnies pétrolières, une grande effigie d’hypermarché (je dirai même plus, une GEANTe effigie…), mon prêt étudiant, et moi. La preuve est faite : arrêtez le communisme, ne partagez plus.

Tertio, parce que je n’en reste pas moins une entité velléitaire. Certes, je me le dis, mais je le sais déjà. Mais rappeler les bases ne semble pas spécialement superflu en période de grande disette intellectuelle. Oui, je pense bien ce que je pense. Je suis toujours là, devant moi à me caresser mon second organe préféré, comme dirait le têtard à hublot newyorkais, et moi, je me retrouve condamné à lécher péniblement ces traînées de pensées salées, hâlées de certitudes immuables et auto-pénétrées de thèmes tellement récurrents, tellement prévisibles que c’en devient plus très drôle. Et pourtant. Je persiste. Doucement. Sans bruits. Au gré de sombres impulsions aussi chaotiques, qu’inexplicables, je trahis le serment de silence paradoxal qui m’étreint, et je me mets à exposer mes théories et mes points de vue, comme s’ils étaient dignes d’intérêt, comme s’ils avaient une raison d’exister. Je remplis mot après mot la sinistre virginité de la page blanche de cet éditeur de texte moribond. Je pense. Je relis. J’élague. Je fortifie. Et je recommence jusqu’à ce que je n’en puisse plus. Jusqu’à me poser cette question terriblement nuisible pour tout esprit endormi : Pourquoi ? Me disant qu’il n’existe aucune raison valable de continuer, je remarque qu’il n’y a pas plus de raison que j’arrête. Et sincèrement, si je ne continuais pas, comment pourrait on dire que les gauchistes sont des fainéants qui ont tellement de temps libre qu’ils le passent sur internet à écrire des conneries au lieu de faire des heures supplémentaires ! Amis non-gauchistes, aimez-moi. Je suis la preuve que vous avez raison !

Ainsi je mettrai fin à ces errements de gauchiste grotesque, en vous souhaitant à tous, affectueusement, de sinistres journées ! Et pour les dix sept pourcents restants une semaine de vacances au Qatar avec un costume de Nazi (costume seul) !


Sacred Signature copie

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