Je m’appelle Joshua. J’aime passer le temps qu’il me reste avant d’uriner sous moi à écrire de petites fioritures psycho masturbatoires à l’humour résistible. Tant que je serais sans emploi, je prouverai mon existence en épandant une houle de haine putride. En attendant, détendez vous – si vous exhalez une légère odeur troublante, c’est que vous vous êtes trop détendus – et appréciez, si vous le pouvez, ou haïssez, si vous le voulez. Joshua. Votre ami.
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Plus on est de cons, plus je fuis.
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« Le groupe est homophobe à 100%, enfin seulement si je sais ce que je dis. » (Lefa, rappeur laxatif et penseur à mi-temps) |
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Hier j’ai appris avec
effroi une nouvelle qui a terrassé ma joie de vivre. Le groupe « Sexion d’assaut » serait homophobe. Cauchemar ! Enfer ! Damnation ! Ingénieur de bordel de
déféquat de ver luisant ! Comment ? Ce groupe exceptionnel. Hors du commun. La preuve : comme Christophe Crécelle… Hum… Comme Christophe Maé, ils passent (passaient ?) sur
NRJ, grande radio culturelle. Et je veux pour preuve qu’NRJ soit une radio culturelle à l’honneur dont elle jouit de compter dans les rangs de ses animateurs le sémillant Sébastien Coco… Cauet.
Rapport à la noix.
Donc du rap culturel, dont la non-démagogie ne vise absolument pas à segmenter la population, et accroître le malaise social, par le don quasi divin de textes profond, et de musiques qui signent un renouveau rafraichissant dans le milieu du rap, à l’image de Timbaland dans les années 90. Je ne comprends pas. Reprenons cette histoire à la racine. Voici les propos avisés qui ont provoqué le tôlé médiatique susnommé, bafouillés par Lefa, un membre de Sexion d’assaut, probablement la flasque fesse droite :
« Pendant un temps, on a beaucoup attaqué les homosexuels parce qu’on est homophobes à cent pour cent et qu’on l’assume.
Mais on nous a fait beaucoup de réflexions et on s’est dit qu’il était mieux de ne plus trop en parler parce que ça pouvait nous porter préjudice. Pareil pour les autres religions, on ne les
attaque pas parce qu’on respecte quand même un minimum les autres et qu’on ne peut pas les forcer à être dans le vrai et musulmans comme nous. (…) Il y a quand même des gays qui viennent nous
voir ! On ne peut pas se permettre de dire ouvertement que pour nous, le fait d’être homosexuel est une déviance intolérable.».
Doux Jésus. Sainte Marie, mère de moi. Bon, trêve de gauloiseries. Je redescends d’un degré. Je suis un peu trop fatigué. Faute à la crise. A toute polémique succède mon acte favori : la justification, l’explication impossible. Déjà en moyenne, on s’amuse beaucoup, tant la contorsion mentale est alambiquée, mais avec des rappeurs, c’est pour ainsi dire un flatulat rigolard atonal qui se prend pour un cor d’harmonie. La ligne de défense de ce conglomérat de bi-mono-neuronaux braillards, qui, à eux 8 constitue quand même un ensemble de 16 neurones, totalisant ainsi un demi-millième de quart d’hémisphère cérébral, ce qui reste très honorable dans le milieu du rap, cette alliance neurasthénique, disais-je, nécrosée par des rêves de gloire, à l’image de Zahia, argue donc que Lefa ignorait ce que « homophobe » signifiait.
Naturellement. Et demain je pose pour Lagerfeld, le seul
homme qui collectionne des livres pour leurs couvertures, Nicolas Sarkozy met en œuvre une politique communiste et Vincent Delerm chante de bonnes chansons. Non. Soyons sérieux. Ils nous
prennent pour des poissons d’eau douce ou quoi ? Des gardons, peut être. Je ne sais pas. Mais quel est le véritable but d’un artiste, finalement ? La mercatique, afin d’adapter au mieux
sa pensée, son attitude, sa musique, ses paroles, et accompagner le tout de ponctuelles interviews, qui soulignent au passage leurs conformisme et leur insuffisance générale, dans la velléité, à
peine dissimulée, de se boursoufler le porte-monnaie, et de ratisser la péripatétimorphe, qui sait s’avilir pour l’avarice ? Ou alors, la noble quête de l’exorcisme de ses simiesques et
chimériques entités démoniaques inhérentes à la destruction de la condition humaine, à travers la catharsis que peut offrir ce noble art de la musique, et d’apporter aux autres un apaisement en
offrant une alternative, même furtive, à la réalité morne et linéaire vers des dimensions éthérés où nous pouvons asseoir notre quiétude d’esprit ? Même un analphabète connaît la bonne
réponse.
Personnellement, je suis choqué. Je dis ça à l’intention des petits sociopathes, semeurs de déjections numériques (commentaires), dont le regard critique indescriptiblement troublé par la débauche qui traîne au fond de leurs yeux blêmes et amorphes, et dont les sentiments, taris par la dose socialement honteuse de films lubriques, ne peuvent que laisser échapper quelques pensées molles, significatives de leur génération d’illettrés aux traits d’esprit pré-déféquées de baveurs handicapés et livides à l’esprit cyclothymiques, systématiquement transi d’admiration pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à une glaise pâteuse d’où s’échappent les effluves infectes d’une pensée rétrograde pseudo subversive, et qui trouvent derrière leur cyber anonymat, la force de dénigrer le travail d’un autre, dans une optique consternante de se mettre en avant et prouver leur existence sans prendre le risque d’être victime de cette sinistre force qu’ils utilisent. Si vous pensez que je refuse net la critique, c’est que vous êtes manichéen, en plus d’être désolant. Cette intervention sera donc subjective. Oui. Je ne suis pas croyant, je ne défends pas les causes perdues.
Mais je m’enflamme inutilement, Yahvé me fait de l’œil. Merci Yahvé. Donc,
devant les tentatives navrantes de justifications de leurs rappeurs favoris, certains adorateurs ont cru reconnaître un appel à l’aide. On voit donc fleurir ça et là, des penseurs aussi brillants
que les cabotins qu’ils protègent. La principale ligne de contre-défense : liberté d’expression. Bon. Admettons. Alors si demain je m’érigeais sur la place publique aussi inflexible que
l’amour, à l’ombre un drapeau rouge avec en son centre un cercle blanc, dans lequel trône un svastika noir légèrement inclinée, pour prouver qu’on sait être imaginatif en Allemagne, et laissant
alors aller ma gorge vibrante, je parvins à arracher importunément au silence ces mots invraisemblables :
« Pendant un temps, j’ai beaucoup attaqué les étrangers parce que je suis xénophobe à cent pour cent et que je l’assume. Mais on m’a fait beaucoup de réflexions et je me suis dit qu’il était mieux de ne plus trop en parler parce que ça pouvait me porter préjudice. Pareil pour les autres religions, je ne les attaque pas parce que je respecte quand même un minimum les autres et qu’on ne peut pas les forcer à être dans le vrai et nécrophiles comme moi. Il y a quand même des étrangers parmi mes amis ! Je ne peux pas me permettre de dire ouvertement que pour moi, le fait d’être étranger est une déviance intolérable. »
Mais vu que j’ai le droit de parler, on me dira : « Ah d’accord ! Je comprends votre point de vue, mais je me sens mortifié par tant de haine gratuite et importune ! ».
Je ne crois pas. Personnellement j’aurais tendance à penser qu’on m’embrochera, au moins métaphoriquement. Pourquoi ne pas créer une manifestation anti-moi, voire un jour férié ?! Fustigera-t-on mon ignorance des rapports humains sur l’autel de ma stupidité latente, et mon caryotype prédisposé à la haine en solde, collante et furibonde ? Naturellement ! On me traitera de tous les noms, je serai probablement mort dans la semaine succédant cette vigoureuse déclaration d’une imbécillité inexpugnable, enfin sauf si je trouve grâce auprès du Front National qui me prêtera une milice bienveillante, et cérébrée comme un rappeur, pour assurer ma protection.
Malheureusement, cette ligne de contre défense ne semble être effective que dans le cadre de stigmatisations gluantes en droite ligne de la bienpensance nationale, aux commandements éculés, et dont l’évocation permettrait, par exemple, de gagner une élection présidentielle. L’homosexualité et l’obédience religieuse n’en faisant pas partie, on a le droit de la décrier, sans que cela intéresse grand monde. Mais que cela ne nous empêche pas de mettre les choses au point : homophobie, xénophobie, antisémitisme, islamophobie, tous ces charmants mots issus du génie humain, tous, et sans aucune exception sont sous le joug d’un seul et même autre mot formidable (et pourtant très décrié dans le milieu du rap) : le racisme.
Alors une conclusion s’impose : beaucoup de
rappeurs sont racistes. Pour ceux qui en doutent, consultez Larousse. Ou Robert si vous êtes sexistes (Ho Ho ! Du racisme ! Y’en a partout !). Si vous n’aimez pas les étrangers
parce que vous trouvez qu’ils volent votre travail, profitent de votre système d’aides sociales, et que vous enviez leur teint chaleureux et délectable qu’ils ont le luxe de pouvoir afficher même
en hiver, et sans séances UV 200€ pièce, ou juste parce que c’est comme ça, alors vous êtes raciste. Si vous n’aimez pas les homosexuels parce que vous trouvez qu’ils sont dégoutants, qu’ils sont
vecteurs de maladies qui sans eux n’existeraient plus, parce qu’ils s’habillent et se tripotent dans les sous vêtements de leurs mères, ou juste parce que c’est comme ça, vous êtes raciste. Le
rapport est le même. Si vous n’aimez pas les étrangers homosexuels, alors vous êtes particulièrement con, et vous avez un avenir dans la politique.
Ne vous méprenez pas. Moi aussi, je suis raciste. Conspuons les imbéciles, camarades ! Tous. Parce qu’ils sont pathologiquement convaincus que ce qu’ils disent est vrai et surtout au dessus de tout parce que ce sont eux qui ont eu l’immense privilège de le penser, et pas les autres. Et par un malicieux hasard, Dieu a fait que la connerie est bruyante. Plus l’homme est con, plus on l’entend. La preuve en a été faite. Une fois de plus. Mais n’oubliez pas une chose importante avant de vous prendre pour un grand penseur à l’hégémonie assise dans les élites intellectuelles et médiatique du monde. Les pensées, c’est comme les pets. On a l’impression que les nôtres sont les meilleurs.