Overblog Tous les blogs Top blogs Humour
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Je m’appelle Joshua. J’aime passer le temps qu’il me reste avant d’uriner sous moi à écrire de petites fioritures psycho masturbatoires à l’humour résistible. Tant que je serais sans emploi, je prouverai mon existence en épandant une houle de haine putride. En attendant, détendez vous – si vous exhalez une légère odeur troublante, c’est que vous vous êtes trop détendus – et appréciez, si vous le pouvez, ou haïssez, si vous le voulez. Joshua. Votre ami.

Publicité

Précepte de dépravation convenue : le syndrome de l’attente du Prince Charmant

Il faisait noir au dehors. Alors que je préparais la soupe en brique, j’entendis le clapotis douillet du poignet engraissé sur le bois tendre mais forcené de ma porte. C’était un fort bel homme, toute homophilie mise à part. Visiblement bourré, il se demandait pourquoi les femelles dont les mâles s’entichent jusqu’à les côtoyer sous un même toit de manière intensive finissent par claquer la porte en invoquant le Seigneur et en les comparant à la race porcine, dont elles surent pourtant savourer les rognons auparavant. Et bien, même si j’éprouve un grand dédain vis-à-vis de ces hommes baignant dans leurs lacunes et leur ignorance grossière, imbibé de testostérone saupoudré de football du dimanche, et trop souvent prénommé Kévin, Enzo, ou tout autre prénom réputé à la fois « In » et hormonogène, et après avoir vigoureusement claqué la porte au nez de cet imbécile, voici quelques éléments de réponse.

Dans notre société à la consommation exacerbée, la femme est la cible de nombreux marchés commerciaux qui, pour en faire une parfaite source de revenu, l’embrigade dès son plus jeune âge dans les affres lugubrement inquiétantes de l’endormissement cérébral, en la matraquant de manière ininterrompue à coup de robe de Barbie princesse, Polly Pocket, puis plus tard avec Meg Ryan, Julia Roberts – quel nom de famille ! – et autre films utilisant à tord et à travers la fameuse expression chère à Thomas Edison : le « coup de foudre ». En résulte chez la majorité des jeunes glouglouteuses en fleurs, un syndrome pathologique leur faisant croire contre vents et marées, à l’existence d’un providentiel preux chevalier, de préférence sous les traits du gominé DiCaprio ou du plus foisonnant Hugh Grant, chevauchant un blanc et fier destrier les attendant dans une lointaine contrée et ne désirant que frapper à leur porte pour les arracher à leurs mornes et insipides vies quotidiennes.

Remarque : On peut facilement faire un amalgame avec le rapport qu’entretien la gente masculine et l’art vidéo ludique dit pornographique. En effet, un mâle standard dans un ascenseur dont, les agents d’entretien se sont montrés fort négligeant vis-à-vis des tests mécaniques, espérera toujours voir entrer au dernier moment une jeune femme vêtue d’une jupe beaucoup trop courte pour la saison et qui jouera de maladresse avec ses dossiers, se voyant contrainte de mettre son dos à rude épreuve alors qu’elle sait très bien qu’il faut fléchir les jambes bordel ! Tu veux passer ton temps à être courbé quand tu seras vieille espèce de… Pardon, je m’égare… Cette jeune femme oubliera donc par la même occasion qu’aujourd’hui étant son jour réservé à sa lessive bimensuelle, elle n’aura pas malheureusement pu trouver de dessous propres à sa mettre avant de partir en urgence dans sa Twingo rose pour aller au travail en se disant : « Oh … et puis merde ! ».

Mais (oh la la) n’oublions pas le rôle primordial que la communauté homosexuelle masculine joue dans cette mascarade. Alors que les jupons en fer finissent à peine de s’échauffer, j’entends déjà les brames informes des anti-hétéros qui me taxent précocement d’homophobie primaire. Pourtant, il n’en est rien. J’ai un excellent ami homosexuel avec qui j’entretiens des rapports amicaux saints et joviaux – pléonasme – jetant le discrédit sur les accusations d’homophobie dont on m’étreint, et pas seulement en provenance de Strasbourg, en direction de la gare de l’Est, avec un retard de 5 minutes environ. D’ailleurs, je lui ai demandé, à cet ami, s’il me trouvait homophobe. Il a déclaré de manière solennelle : « Bah… Non. »

Donc, le facteur gay ; attention, ne vous méprenez pas, je n’insinue pas que le personnel ayant la charge de vous restituer votre courrier se trouve de l’autre coté de la barrière, non… Je parle de l’influence néfaste qu’ont les personnes dites gay dans le trauma de toutes ces petites têtes brunes à mèches blondes et franges lady GaGa-ienne horriblement anti-glamour. Le stéréotype de l’homme gay est celui d’un individu propre sur lui, délicat, sensible, compréhensif, raffiné et épilé de près. Alors, côtoyer ce genre d’individus pour une jeune femme bercée d’illusions inélastiques et fades ne fait que renforcer l’amplitude de la chute de cette dernière lors de son dur retour à la réalité des choses.

Ainsi, aussi sur que Dieu existe, la désillusion frappe, lorsque la jeune femme est confrontée au prince charmant moderne. Son fier et blanc destrier ressemble à s’y méprendre à une Clio 96 couleur brun rouille vaguement tunée et dont l’odeur dans habitacle est un croisement approximatif entre une forêt de pins, dont les effluves narcoleptique permettent facilement l'épanouissement du sexopathe le plus hardi, lorsque celui-ci y emmène la naïve fleurie d'ignorance grossière, et une litière, où le félin domestiqué aime y glisser ses cadeaux. Le choc n’en est que plus grand lors de la vie en communauté lorsque ce dernier aura l’outrecuidance de laisser trainer ses chaussettes, ses poils dans la baignoire, ou lui demandera sans rougir de laver ses slips, et passera le dimanche matin mal rasé devant Téléfoot plutôt que de lui apporter le petit déjeuner au lit tout en lui faisant une pédicure.

Mesdames, arrêtez de rêver. Les hommes les vrais, sont (en majorité) des porcs. Je le sais, j’en suis. Surtout si on se base sur votre intransigeant référentiel. Alors faites avec, ou morfondez vous seule dans votre studio avec vos 3 chats, en regardant la rediffusion du journal de Bridget Jones. Apres tout, un homme a-t-il vraiment du charme sans son jogging en laine tâché de cette douce vernissure inhérente à la maladresse, ou la puissance inattendue, d’amusements vespéraux, complémentaire à la contemplation de techniques éblouissantes de se triturer le plaisir, histoire de tromper le temps avant la mort, ces fameuses techniques, disais-je, qu’il n’aura jamais l’honneur d’accomplir avec sa princesse.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
<br /> Dame Cunégonde revient en ce lieu (de perdition?) ayant été cordialement invitée par Maitre Yoda (pardon Maitre Joshua) à spamer son cloaque (ah non, ça c'est chez moi ça!) son repère à coup de<br /> comm's inutiles et inconsistants!<br /> <br /> Bref, tout ça pour dire que je m'insurge: JE NE CROIS DIANTREMENT PAS A CE PUTAIN DE PRINCE CHARMANT !!! Ce concept étant la pire des arnaques qu'elle soit!<br /> Cordialités...<br /> <br /> <br />
Répondre
A
<br /> Ma personne souhaite de manière dythirambique à sa majesté une journée exceptionnelle!<br /> <br /> <br />
Répondre
J
<br /> <br /> Ah ! Le retour d'Alainlerigolo !<br /> <br /> <br /> Merci de continuer à suivre ces petites truculences douteuses. J’espère qu’elles te plaisent toujours autant :D Et merci de manifester aussi ostentatoirement ton soutien xD<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> , je n'ai jamais aimé les princesses et les princes !!! très jeune j'avais bien compris que c'était difficile les relations .... mais ça ne veut pas dire non plus que je m'en sors mieux....<br /> j'ai bien aimé ton texte, bravo<br /> <br /> <br />
Répondre