Je m’appelle Joshua. J’aime passer le temps qu’il me reste avant d’uriner sous moi à écrire de petites fioritures psycho masturbatoires à l’humour résistible. Tant que je serais sans emploi, je prouverai mon existence en épandant une houle de haine putride. En attendant, détendez vous – si vous exhalez une légère odeur troublante, c’est que vous vous êtes trop détendus – et appréciez, si vous le pouvez, ou haïssez, si vous le voulez. Joshua. Votre ami.
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La xénophobie est elle une science fondée ? J’en doute. Mais pour répondre à cette question d’une manière cartésienne, nous devons poser les questions qui fâchent. Tout d’abord. Posons-nous le problème de la race. Regardez, mon chat. C’est un norvégien. Ce n’est pas pour autant qu’il porte des vêtements en poil de yack. En quoi, donc, le norvégien diffère du norvégien ?
Pour une dimension plus humaine, il faut en fait se demander en quoi le noir diffère du nègre, en quoi le magrébin diffère du bougnoul, et en quoi la femme diffère de l’aspirateur. C’est à peu près ce que se demandait Nadine Morano : en quoi le musulman diffère de sa casquette. La réponse est évidente : il suffit de connaître, à loisir : un noir qui agit en aspirateur, Nadine Morano à poil de yack, un chat avec une casquette, une femme musulmane, un magrébin efféminé, etc. Par exemple, dans ma vie, j’ai connu Robert. A première vue, rien ne laissait penser qu’il était noir. Le fait est qu’il avait un appétit redoutable. Rien ne le laissait supposer, puisqu’il était de corpulence normale. Un soir, alors qu’on me l’introduisit, il commanda environ trois assiettes de poisson frit. Devant mon air interloqué, l’un des assujettis sociaux qui participait également à cette sauterie stomacale, me fit part de son surnom : « L’Aspirateur ».
J’ai également une photo de Nadine Morano à poil. Et on sent l’influence norvégienne dans la composition de l’œuvre. Je vous prie de me croire sur parole car, non, je ne la partagerai pas. Car Nadine, ou MoMo pour ses amis, ou « ma couille » pour ses amis proches, et partenaires de jeu, possède une photo de votre serviteur à poil, et un tel fléau ne doit pas se répandre dans la nature.
J’ai donc réunit, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, deux preuves de l’invalidité instinctive des clichés raciaux. Empiriquement, ils n’ont donc aucune valeur. La xénophobie ne permet donc en aucun cas de quantifier moralement un être humain. Ce qui navrera fortement tout xénophobe. Ces derniers objecteront tout de même que, en dépit du fait qu’il ne soir pas absolu, le cliché indique tout de même une tendance. Oui, vous l’avez compris, on reconnait le xénophobe parce qu’il est plus attachés à ses clichés qu’à sa propre mère. Je vais donc, à mon tour, véhiculer un cliché : le xénophobe passe le plus clair de son temps à remplir des baignoires pleines de fientes de merle, pour y faire l’amour avec une biche à sept pattes. Ainsi, quand un fier esthète vous brandira sa xénophobie sous le nez, demandez lui : « Mais… Enfin, t’es xénophobe… Mais… Tu te… Tu sais… Avec une biche… Les fientes et tout ? ». Il ne comprendra pas. Mais Moi sait que c’est bon, de ramener le xénophobe à son état génétique originel : l’ignorance.
Et donc la lumière fut !