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Je m’appelle Joshua. J’aime passer le temps qu’il me reste avant d’uriner sous moi à écrire de petites fioritures psycho masturbatoires à l’humour résistible. Tant que je serais sans emploi, je prouverai mon existence en épandant une houle de haine putride. En attendant, détendez vous – si vous exhalez une légère odeur troublante, c’est que vous vous êtes trop détendus – et appréciez, si vous le pouvez, ou haïssez, si vous le voulez. Joshua. Votre ami.

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Préceptes de dépravation convenue : Twilight

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Il n’y aura pas de veules distorsions factuelles, ou de lourdes résonnances démagogiques. Je ne m’attends donc pas à ce que beaucoup, ici, s’intéressent au subtil et exact art du brassage de vent. Il n’y aura que la vérité.

 « C’est une histoire avec des vampires ». C’est en ces termes que ma compagne de jeu me décrivit la protubérance cinématographique devant laquelle elle souhaitait traîner mes glandes aigries. « Ah ! C’est un film d’horreur alors ! » Rétorquais-je, alors. « Pas du tout ! Alors… C’est un film d’amour ! Alors… ». Je chancelais alors. « Mais y’a des acteurs connus dedans ?! » m’enquis-je devant l’air anormalement fébrile, ostentatoirement affiché par son visage, qui semblait alors retrouver la jovialité juvénile des premières passions maintenant dépéries, qu’elle n’affichait même plus aux moments solennels des jeux vespéraux, et pas même au Kilimandjaro de la quintessence sardanapalement sublimée d’extase sensuel, que je ne rechigne, d’ailleurs, jamais à lui offrir, cet air, disais-je, qui semblait laisser penser qu’une entité hormonogène tarissait peut être la structure planaire, et ce à toute dimension, du scénario. « Mais oui ! Y’a Robert Pattinson ! ».

Ah ! Bouddha me met au régime ! Je le savais ! Mais moi, pour me laver la lubricité qui traîne au fond de mon œil, je ne me paye pas une place de cinéma à 9 € et je me garde donc de la contigüité inopportune et collante de jeunes femelles brûlantes, au moins dans la tête, qui la nuit venue ne frissonnent fiévreusement qu’à la perspective lubrifiée d’un échange à la fois vigoureux et passionné avec entité pelvienne homomorphique1 ! Moi, je me télécharge un porno gratuit, et je me juge bien moins hypocrite ! Mais, revenons-en à ce film.

Péripatétimorphe 

Elle aurait parfaitement fait l'affaire en Bella !

C’est l’histoire d’une jeune fille, donc très belle. Bon, déjà là… A l’heure où les associations féministes ronronnent, pullulent comme des parasites, et alimentent des pseudos polémiques écumeuses sur des sujets inadaptés à leurs compétences, elles se tiennent à un silence d’une rare profondeur quand, chaque jour, dans une production cinématographique moyenne, ou plus grosse – c’est supposé être meilleur – on stigmatise la relation homme/femme, en ne mettant en avant que de jeunes et jolies adolescentes anorexiques, faisant maîtres mots de jeunesse, maigreur, indigence et maquillage en termes d’amour, sans alternatives possibles.

Jamais, de mémoire d’homme, on a vu un film où, par exemple, le jeune Kevin Johnson2 : jeune, beau, bronzé, musclé, intelligent, bien coiffé, épilé, et à ça de l’homosexualité3, interpelé par le teint violacé de Giselle Labergnard, un vieux boudin râblé, au dos et à la cinquantaine bien tassée, chauve mais poilue comme mon chat – imaginez ! C’est un norvégien (le chat !) – et la sauva in extremis de la mort par étouffement, lié à l’ingestion d’une saucisse de Frankfort, pour ensuite construire une galéjade poussiéreuse sur leur relation naissante, finissant par un baiser voluptueux, couronnement du choix cornélien de Giselle qui renonça à Jean-Mich, vendeur de hot dog, et à son stock de saucisses, cadré sur une barque au clair de la lune attendrie, dont les reflets dans les eaux céruléennes nacrent poétiquement le teint blafard et mortifère de Giselle qui, même la nuit, fait fuir les oiseaux, parce qu’au cinéma les clichés n’effrayent pas. Non. Au cinéma, les beaux se roulent des galoches, se flattent les glandes vivipares, et – pour les plus grosses productions – baisent, et les moches font rire, et éventuellement finissent entre eux et s’embrassent timidement du bout des mains.

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Et un amour naquis...

Après ca étonnez-vous que le souci principal d’un chérubin de 14 ans soit de se muscler et de bronzer pour pouvoir frimer dans la cours et tenir la main à Cindy, petite jouvencelle droguée aux Twilighteries – et c’est une drogue dure. On enseigne aux jeunes d’une manière bougrement efficace la superficialité. Pourquoi ? Car elle rapporte du pognon. Si on enseignait aussi efficacement comment on peut se servir de son cerveau pour trouver le bonheur où il est, plutôt que de courir derrière, pas besoin d’acheter des crèmes dépilatoires, des autobronzants et des abonnements en club de gym ou des prothèses mammaires. On ne sort pas de la crise sans cela. Je conclus qu’il s’agit d’un mal nécessaire. Toutefois, si la prothèse mammaire se révèle être mal implantée, vous n’avez plus d’autre choix que d’être heureuse comme ça, sinon le suicide, poil au bide.

fleuriste-49898Quand est ce que le rêve des jeunes se retournera vers des professions honorables, comme pompier, médecin, ou fleuriste, au lieu de cavaler derrière le titre de résident honorifique de la maison des secrets, ou pire, devenir ingénieur. Mais Jésus me laboure, ce n’est pas notre problème. Revenons à ce film. C’est donc l’histoire d’une très belle fille, dont le cœur chancelle langoureusement entre Edward et Jacob. Tous deux, en droite ligne de Kevin Johnson. Petite originalité : le premier est un vampire scintillant, idéal pour soirées disco, et l’autre un loup garou, plus proche du caniche de luxe grand format qui donne la papatte et remue l’appendice quand on le flatte, que de la féroce bête dont le mythe fut si souvent évoqué dans l’histoire par la plume féconde d’écrivains qui, il faut bien le dire, furent bien plus doués qu’à l’heure actuelle. En effet, notez, à ce point précis, ici, là, sans aller plus loin, la bouleversante fragilité du scénario.

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Entre eux, mon cœur chancelle ! Qui choisir ? Je me tripote… *Frémissement fripon*

Déjà : la fille doit être d’une stupidité rare, ou d’une inconscience ineffable pour ne pas avoir une once de peur quand un vampire ET un loup garou lui déclarent leur flamme. C’est un coup à se faire sucer à sec ou à se faire bouffer. Si ce n’est les deux. Mais, une mort horrible, somme toute. Moi, je serais plus enclin à me construire ces possibilités, plutôt que celle d’une idylle bucolique avec un vampire qui fait panneau de signalisation, et qui suce que des animaux. Pour le coup, je trouve cette histoire bien plus convaincante comme louange de la zoophilie, plutôt que la « sublimation » de la relation passionnée et la mise en abîmes des tourments sans noms qui peuvent torturer une jeune fille quand s’éveillent en elle les fripons salmigondis de glandes pimpantes et de cochonneries nébuleuses.

vieuxEnsuite. Deuxième point. Imaginez que la personne qui sauva cette belle jeune fille (qui s’appelle Bella, bonjour la gourde) de la mort soit, par exemple, Yvan-Henri Dubonoeil, 73 ans, le cousin de Giselle, qui lui ressemble en tout point, sauf que lui est borgne. En dépit de la naïveté inhérente à son retard de vieillesse, sa balourdise et ses tourments hormonaux susnommés, je pense que la petite Bella préférera l’inviter à diner chez elle avec ses parents pour le remercier vivement, éventuellement l’inviter tous les ans à son anniversaire, sans que jamais la question du roulement de tambour – quelle métaphore ! – ne nous effleure l’esprit. Alors qu’avec Eddy, ça nous apparaît comme évident qu’ils doivent s’emboiter intensément !

(Je tiens à remercier au passage une de mes camarades de lycée qui, dans une fulgurance mentale qui moi-même m’étonne encore, réussit à comparer la concrétisation physique de la sentimentalité humaine la plus noble, à un jeu de construction, et tua toute pulsion sodomite en moi, lorsqu’elle déclara : « Pour moi, deux mêmes pièces ne s’emboitent pas » Fin de citation.)

C’est à ce moment du film que je m’endormis. Je ne saurais donc pousser plus loin mon analyse critique pointue, ce qui me navre, vous pensez bien. A défaut d’avoir vu un film sain pour l’âme, je pus satisfaire la débauche de ma camarde de jeu, et nous pûmes, elle et moi, nous ébattre chaleureusement chez nous, après que ses ovaires eurent été, non sans une certaine puérilité, libérés de leur culpabilité masculine de désir plastique. Cette soirée m’aura toutefois transi dans une morbide loquacité psychique : le restau, le ciné avec saletés à grignoter, plus le dernier verre : une soirée à 168€, juste pour jouer au chef d’orchestre. Je me mis à penser – oui, c’est ma faiblesse – que la différence entre une femme et une trainée professionnelle n’est pas si grande. Mais il n’y a jamais qu’avec la seconde qu’on s’entend sur le prix.

On va s’arrêter là puisqu’il est grillheure, et même si les toves ne gyrent plus, ou vriblent avec un air slictueux, ce sont les verchons qui bourniflent, et ça, je ne le supporte plus ! 

 

1. Voire Kévin.

2. C’est lui !

3. Je vous l’avais dit… Tout s’explique !

 

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P
<br /> C'est très bon.<br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> Oui, oh ! C’est peu. Comme disait l’autre, on fait avec ce qu’on a. Mes contributions restent bien modestes devant la recherche contre le cancer, le don de soi de chaque sapeur pompier, ou<br /> la nouvelle comédie musicale de Kamel Ouali.<br /> <br /> <br /> Mais je te remercie de me consacrer du temps ^_^ et pardon pour ma lenteur… Je finis tot ou tard par répondre à ces charmants messages affectueux :D<br /> <br /> <br /> <br />
V
<br /> Bonsoir, belle analyse, et pourtant je suis une fille (j'aime pas dire femme, lol)!!! Bienvenue dans ma communauté "rire malgré les emmerdes" A très vite!<br /> <br /> <br />
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K
<br /> En effet, c'est intime... et décalé! Bienvenue dans notre communauté où tu as toute ta place! Je te souhaite de rencontrer d'autres blogueurs aussi "fous" que toi, et il y en a!<br /> Pourvu que tu chômes encore un peu... pour revenir te lire!<br /> A bientôt!<br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> Merci pour ce petit message d’encouragement, couronnement de mon intégration dans votre humble communauté. J’espère en être digne, et pouvoir encore arracher aux membres de cette communauté<br /> quelques crampes épileptiformes des zygomatiques  dans une velléité d’égayer du haut de mes humbles moyens la navrante linéarité de la régularité monochrome des affres significatifs de nos<br /> vies exsangues.<br /> A Bientôt.<br /> <br /> <br /> <br />
:
<br /> Merci de ton inscription à ma communauté et bienvenue chez dom "Encore plus d'humour".<br /> Bonne journée ! Amicalement.<br /> <br /> dom<br /> <br /> <br />
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D
<br /> Bienvenue dans la communauté et le bonjour de Haguenau en Alsace<br /> Doc<br /> <br /> http://www.dorffer-patrick.com<br /> <br /> <br />
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