Je m’appelle Joshua. J’aime passer le temps qu’il me reste avant d’uriner sous moi à écrire de petites fioritures psycho masturbatoires à l’humour résistible. Tant que je serais sans emploi, je prouverai mon existence en épandant une houle de haine putride. En attendant, détendez vous – si vous exhalez une légère odeur troublante, c’est que vous vous êtes trop détendus – et appréciez, si vous le pouvez, ou haïssez, si vous le voulez. Joshua. Votre ami.
Le Mââââl -
Ami réactionnaire, enfant de curé, fasciste au grand cœur,
Il n’y aura pas de veules distorsions factuelles, ou de lourdes résonnances démagogiques. Je ne m’attends donc pas à ce que beaucoup, ici, s’intéressent au subtil et exact art du brassage de vent. Il n’y aura que la vérité.
Mon cœur saigne de vous interpeller ainsi. Bousculer aussi violemment l’ordre des choses auquel vous tenez tellement. Cependant nombre de questions pointent en moi. Je vous en faire part « publiquement » dans l’espoir que vous me démontriez que je me trompe ; même si le doute chancelle à peine en moi (il faut dire que je mets d’étranges choses à l’intérieur de moi). Cela fait maintenant un peu trop longtemps que je vous entends nimber l’air de vos vomissures âcres, concentré de métaphores antiques. Etant donné l’éducation qui m’a été donnée par un couple saint, blanc, chrétien et hétérosexuel, j’ai appris à écouter et à essayer de comprendre l'avis des autres, en particulier s’il est différent. C’est ce que je fis. Et bon nombre de points me turlupinent.
Pour commencer, j’aimerai savoir comment vous est venue l’inspiration philanthropique qui vous pousse à penser que désirs et rôles sont à ce point dichotomiques ? Laquelle de vos rencontre vous a amené à échafauder la théorie arlequine où la préférence sexuelle vaut acte de signature sur une proclamation à vivre ?
N’est-il jamais venu à votre brillant esprit que la préférence sexuelle reste au demeurant une préférence ? Désir parfois insaisissable. Flou. D’autre fois net et bien palpable. C’est là le plus précieux de nos fruits de ces millions d’années d’évolution : repousser notre cerveau reptilien et construire la grandeur par nos possibilités de réflexion. Je vous l’accorde, penser développe un éventail spirituel considérable. Malheureusement, par définition, plus septique et difficilement endoctrinable. C’est donc là le prix pour créer l’amour.
Comment définissez vous l’acte d’aimer ? Dans la mesure où un Homme aime, ne fait-il pas preuve qu’il désir plus que tout véhiculer une des plus sacrée de vos valeurs. L’outrecuidance de mon esprit est elle à ce point absurde quand elle me conduit à aimer une personne au-delà de son sexe ? N’est ce pas faire fi du monde matériel ; consécration sinistrissime du Mâââl ; en chérissant la beauté de l’âme. Pourquoi, si l’objet de ce dernier ne va pas dans l’ordre du règne animal, bassement rétrograde, cet amour devient-il abominable ?
D’où vient subitement cette nécessité absolue de rappeler l’homme à sa bestialité ? De le transformer en automate asservi par des stimuli qui fleurent bon l’obscurantisme religieux, le totalitarisme de la normalisation enfanté par des siècles de clichés ineptes. Si pour se différencier de la bête, l’homme a construit des églises, pourquoi l’église le rappelle il à la bête ? Ne sont ce pas, dictateurs auto sodomisés de préceptes informes, les prémices de l’homophobie déguisés sous le masque de la vertu ; l’orée de la haine en cage de sucre ? Oh non ! Vous ne l’êtes pas…
Je sais votre sollicitude. Vous vous préoccuper de l’humanité avec une grande hache. C’est très touchant. Cependant, où êtes-vous quand des androïdes fanatiques d’une grande dame blonde ; dont vous avez côtoyé les sbires en manifestant publiquement votre désaveu ; menacent la précieuse valeur qu’est la vie humaine ? Que dites vous de ces aberrations médicales qui enracinent l’âme dans ce monde, au moment où l’Homme fatigué devrait en être rappelé au Divin ? Mystérieux silences, quand sous vos yeux, la diabolique science détruit petit à petit l’œuvre de Dieu ? Vos paradoxes m’épuisent.
D’où vous vient, bande de fantoches autoproclamés en toge, cette absurdité de nous brocarder la peine hypothétique de la progéniture. Où avez-vous vu, ailleurs que dans vos fantasmes conditionnés par vos plus jésuitiques promesses de haine, qu’il est impossible pour un enfant de s’épanouir avec des parents homosexuels ? A contrario, comment est-il possible pour n’importe quel couple vivant sur cette Terre de garantir un bonheur parfait et absolu ? Si le malheur de l’enfant est à ce point préoccupant, pourquoi ne pas œuvrer avec pareille ardeur pour l’arrêt total de la procréation ; purement et simplement. Ca me semble être le seul moyen véritablement efficace de prévenir de la douleur.
Pourquoi avoir peur d’inciter nos enfant à l’acte terrible et méphistophélique de l’ébat vespéral aux symétries parfaites ? Si tout couple hétérosexuel n’engendre qu’hétérosexualité, comment apparût en son temps l’ « homosexuel zéro » ; l’origine du Mâââl. Et quand tant bien même, tout enfant élevé par un couple d’homosexuels deviendra nécessairement homosexuel lui-même ; où est le problème, dans la mesure où cette société n’a pas de problèmes avec l’homosexualité ; ou bien… J’ai la faiblesse de penser qu’on ne souffre que de l’homophobie, et non de l’homosexualité.
A vous entendre chanter la haine en accords de majeurs, j’en finis par me noyer sous les boniments dont vous vous gargarisez chaque jour, en vous contemplant dans le miroir avec cette bonhomie primesautière et la satisfaction profonde au coin de l’œil ; les parfaits reflets de votre stupidité crépusculaire, votre bestialité gargantuesque.
Selon vos préceptes, il est préférable d’élever un enfant dans l’étroitesse d’esprit, sans véritables désirs, aux capacités de réflexion atrophiées ; un pur margoulin pavlovien. Quelle meilleure perspective que de grandir avec toute l'hypocrisie convenable des couples névrosés et des placards honteux. Matière flasque aux maux idiopathiques, en permanence terrifiée de vivre autrement que dans la droite ligne de la norme. Met de choix pour les propagandistes de droite plus ou moins extrême. Vous, dignitaires saugrenus pseudo-gardiens de la droiture cruciforme, dont le rôle est d’élever la race humaine, semblez d’avantage dévoués à l’apologie odieuse des plus répugnants recoins de votre dogme. Ce sont là de bien tristes constats.
Un mot concernant la grande dinde permanentée, pseudo-leader de la droite dite « décomplexée » ; que je qualifierai plus affectueusement de « glue concentrée de populisme mou servant à colmater de sillon inter fessier de leader de parti nationaliste dont les vociférations ne trouvent d’égal que dans le meuglement fébrile de vieilles vaches en fin de cycle difficile » ; se déclare hostile au projet car cela réclamerai une réforme du code civil. C’est donc par pur fainéantise que notre amateur de petits pains au chocolat se défile. Moi qui pensais qu’il n’y avait rien de pire que l’incompétence… J’aurai au moins eu tort sur un point.
Cette même volaille courroucée qui parle d’un bouleversement colossal ; qui ne peut pas rester bras ballants devant la destruction du « socle républicain » par ces maudits socialistes. Attention : blague intersidérale. « Socle ». Un bien beau mot. Imagerie de stabilité. De force. Un concept à l’intérieur duquel on peut fourrer à peut près tout ce qu’on veut, du moment que ça sert son intérêt. J’eus beau chercher, il n’est fait mention nulle part dans la loi d’un quelconque « socle ». Comment cette droite à telle point attachée à la valeur travail, la droite le Laurent Wauquiez et du « cancer de l’assistanat », la droite du « travailler plus pour gagner plus », cette droite à présent délétère, auto-gangrénée par son paradigme, caricature vivante de la paresse intellectuelle, asservie par sa propre ignorance. C’est beau de les voir piégés aussi violemment dans leur propre cage.
Et voilà des gens qui défilent par centaines de milliers pour se mêler des fesses des autres. Quand bien même vous seriez des milliards de plus ; avec la force de toutes vos habiles circonlocutions homophobes plus ou moins avouées ; en un mot comme en mille cinq cent quinze : avez déjà perdu.
« Oui ! Mais vous savez, moi je connais beaucoup d’homosexuels, et ils ne veulent pas se marier ! » qu’ils nous disent. Quand bien même on le ferait pour un seul couple, le véritable danger ne commence t il pas au moment où nos dirigeants préfèrent limiter les droits du peuple ? Est-ce tellement difficile de concevoir qu’avoir le choix de s’encanailler avec qui on veut, de voguer dans les limbes de la monogamie consentie, est en soi un progrès considérable. « Mais sinon on peut faire un PACS amélioré ; qui accorde les mêmes droits qu’un mariage traditionnel » nous lancent ils comme ultime complainte. Ils nous suggèrent un mariage, mais qui n’a pas le même nom. Parce qu’on ne se mélange pas avec les pédés et les gouines bordel. Allez me dire que cette société n’a rien contre les homosexuels… Vous m’entendez ? Je ris.
Je parlais précédemment des distinctions qui se dressent entre un Homme la bête ; outre l’amour, il y a le rire. Je constate avec beaucoup de regrets qu’outre le fait que vous tuiez l’amour, vous ne prêter d’avantage au rire. Moi j’y arrive, car je suis suffisamment désabusé pour garder mes distances ; j’espère que ce ne soit pas le cas de beaucoup d’autres.
On va s’arrêter là puisqu’il est grillheure, et même si les toves ne gyrent plus, ou vriblent avec un air slictueux, ce sont les verchons qui bourniflent, et ça, je ne le supporte plus !
Vigoureusement,