Je m’appelle Joshua. J’aime passer le temps qu’il me reste avant d’uriner sous moi à écrire de petites fioritures psycho masturbatoires à l’humour résistible. Tant que je serais sans emploi, je prouverai mon existence en épandant une houle de haine putride. En attendant, détendez vous – si vous exhalez une légère odeur troublante, c’est que vous vous êtes trop détendus – et appréciez, si vous le pouvez, ou haïssez, si vous le voulez. Joshua. Votre ami.
Le manichéisme est une religion, aujourd'hui disparue, dont le fondateur fut Mani, un perse du IIIe siècle, et non pas ce mammouth hilarant qui fait des voyages dans la banquise. Au sens figuré et littéraire, le manichéisme correspond à une vision simpliste au possible des rapports du monde, souvent ramenés à la simple opposition du bien et du mal.
Conjugué
à l’égoïsme, le manichéisme peut provoquer des dégâts considérables. Par exemple, un homme salarié dans une entreprise depuis vingt ans se fait virer et remplacer par un jeune homme d’origine
ouvertement exotique, qui, en plus, fait son travail mieux que lui. Le corollaire évident est une recrudescence du F.N. aux élections, car le salarié aura naturellement omis d’intégrer dans son
équation la variable « Qualité du travail ». En effet, il est outrageusement plus aisé de se convertir à la xénophobie, plutôt que d’admettre que l’on est un looser, parfaitement
incapable d’accomplir avec brio un travail subalterne.
De même, le manichéen, membre d’SOS Racisme, aura vite
fait de m’accuser à mon tour de xénophobie, car j’ai scandaleusement insinué que l’homme d’origine exotique n’est capable que de triompher dans les tâches subalternes. Outre le fait que ma
démonstration prenait pour cible l’autochtone qui, complètement desservit par son ego mal placé et subséquemment démesurément enflé par les bienfaits illusoires du savoir qu’il pense détenir,
n’est même plus capable de nettoyer son propre caca correctement (veuillez excuser mon niveau de langue, j’essaie de faire en sorte que tout le monde puisse comprendre), le membre d’SOS Racisme
me rappelle étrangement un petit enfant qui agite un petit éventail devant un petit feu, tout en s’écriant « Yé vé l’éteindre ! Yé vé l’éteindre ! ».
Pour éclaircir cette brillante métaphore (fort modestement), la xénophobie (Et non pas le « racisme ». Pour les
incrédules, consultez Larousse, ou Robert, junior ou senior) s’octroie une ampleur démesurée grâce à l’action maladroite de ses défenseurs. Le membre d’SOS Racisme porte visiblement en affection
l’obscurantisme dont l’église sait faire preuve devant les viols d’enfant, en affirmant « Le racisme ne doit pas exister au XXIème siècle », plutôt que d’inviter la honte à s’installer
dans le cerveau du xénophobe (ça paraît surprenant, mais même eux ont un cerveau) en affirmant « Le racisme c’est très stupide, et réservé aux fans de Vincent Delerm ». Observez le
monde, mes chers amis ! Qu’y a-t-il de pire, socialement parlant, que de porter en estime Vincent Delerm ? Et qui aurai pu croire que Vincent Delerm puisse présenter une quelconque
utilité !! (J'ai mis deux points d'exclamation, car cette nouvelle me scie littéralement).