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Je m’appelle Joshua. J’aime passer le temps qu’il me reste avant d’uriner sous moi à écrire de petites fioritures psycho masturbatoires à l’humour résistible. Tant que je serais sans emploi, je prouverai mon existence en épandant une houle de haine putride. En attendant, détendez vous – si vous exhalez une légère odeur troublante, c’est que vous vous êtes trop détendus – et appréciez, si vous le pouvez, ou haïssez, si vous le voulez. Joshua. Votre ami.

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Impies Effigies : Karl Lagerfeld - Les leçons du vide

Cette année fut forte en turpitudes légères. Frêles. Ténues. Fragiles dans leurs lourdeurs molles. Comme le coup de langue d’une vache normande sur le coin d’une feuille de chêne sur laquelle a perlé l’ondée matinale bourguignonne. La normande en Bourgogne, le dépaysement est électrique.

Souvenons nous avec une main sur le cœur des transhumances éboulées de partis d’extrême droite qui récusent et luttent contre leur propre essence, pour une autre de leurs cru plus soluble et pimpante (Pour celle de « fasciste du centre » peut-être). La libération d’ondes ennuyeuses et crasseuse d’agressivité cruciforme parce que Pauline et Germaine veulent se bécoter mongamiquement. L’approbation par des irresponsables politiques de tentatives à succès de meurtres au premier degré sur des adolescents, parce que bon, hein, quand même, y’en a plein le derrière de ces racailles, pour qui MOI, être supérieur et fondamentalement bienfaisant, paye des impôts pour ces ignobles aides sociales, enfantées par ce démoniaque gaucho-laxisme de la « guenon Taubira » (pour citer certains fanatiques éperdus d’une grosse dame blonde bienveillante). « Elle est pour qui, la banane ? » disait un jeune enfant à son égard dont l’étroitesse d’esprit est, pour son âge, très inquiétante. Si je devais y répondre, je dirai : « Elle est pour toi, pauvre conne » (Je me plais à croire qu’il s’agissait d’une fillette. Par pure misogynie). Pour certains, le fruit est mûr. Pour d’autre il est pourri. Bien que je reconnaisse un meilleur apport nutritif à une quetsche sombre qui est bourrée d’asticots. Le tout c’est de l’avaler. Bouchez-vous le nez : ça paraitra sentir bon !

En m’éveillant ce matin, pour me rendre utile à la société en travaillant d’une manière flexible à des taux horaires variables, et me rendre ainsi supérieur à ces infectes syndicalistes qui m’empêchent d’aller me faire exploiter paisiblement le dimanche (Non mais c’est vrai enfin ! Quelle idée absurde ! Et pourquoi pas augmenter les salaires pendant qu’on y est !), je feuillette avec ce flegme sombre, qui fait pleine partie de mon charme naturel, les pages de journaux de propagande de gauche plus ou moins extrême, aspirant à un apaisement bien mérité.

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Impies Effigies : Karl Lagerfeld - Les leçons du vide

Pendant qu’à la cuisine, sur les plaques à induction dernier modèle, la cafetière finit de crachoter ses dernière gouttes de fluide sombre, j’achève tranquillement mes lectures, l’œil perdu dans le vide de la fenêtre trônant en face de moi, à travers laquelle mon attention se dilue dans les brumes matinales vulgaires des matins d’octobre. Je revins à moi-même en entendant une goutte de café brûlant qui sauta sur la plaque d’une chaleur infernale. J’ouvre les dernières pages, les « faits divers », sur lesquelles surgit le nom de Karl Lagerfeld. Je me retrouve pétri dans un trouble doux-amer. Je connais l’homme. Et sa profonde affection pour le vide intersidéral. Pourquoi le monde s’intéresse t il à nouveau à lui ? Peut-être pour une nouvelle analyse politique fine, dans la veine de « Franzois Hollante est fraiment trop nhul ! » ou « Ach ! Mais kess ki zon kons zes zozializteh ! Ils ne komprennent pas les choz aussi pien ke me’a ! ».

La longue période au cours de laquelle ce preste cucurbitacée de compétition a profité grassement de ses deniers ; acquis au gré de la dévotion aberrante d’automates panurgiques, bêlant une admiration inepte devant quatre coups de ciseaux qu’il a donné dans un morceau de drap apposé sur la silhouette efflanquée de créatures ossues qui posent les pieds parterre au même rythme qu’une musique surfacique ; il réapparait inopinément en éreintant pachydermiquement avec une constance quasi mystique ses subtils opinions affectueuses sur l’éclat féminin, plutôt que de se maintenir dans le silence et l’ignorance générale qui lui sied avec une rare et puissante sympathie.

Impies Effigies : Karl Lagerfeld - Les leçons du vide

Le lyrisme microbien qu’il répand pour nous démontrer à nous, pauvres bécasses hébétées, ignares des choses de la beauté, comment le flou flottant d’un sac poubelle émaillé d’or et de cristaux rare peut accompagner tout en surface votre beauté sous-jacente, j’observe qu’il se dissout rapidement dans une perfidie primesautière, un fringante malveillance, une vomissure sucrée, une hypocrisie chaude et lumineuse, quand il s’agit de s’alimenter d’un amusement assez épais à briser l’amour propre, et pourtant très fragile, de certaines femmes de ce monde qui cumulent sur certaines régions de leur corps une concentration de graisses plus importante que la moyenne.

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En témoigne, cette nouvelle déclaration tirée de la vidéo de son passage au « Grand 8 » (émission de Direct 8 ; attention jeu de mot !), éternel écho poisseux résonnant entre le fond de ses yeux et les origines de sa queue de cheval blanche poudrée, qui se déroula sous mes yeux ce matin là :

« On n’a pas enfie de foir tes rondes sur le cat walk, mein Shatz ! »

(Veuillez m’excuser, j’édulcore un peu ; mais c’est avant tout pour rentabiliser les 7 années d’allemand scolaire dont j’ai profité)

Ce refrain au fond de sa gorge vipérine n’a rien de nouveau. La condescendance est, d’ailleurs, assez fréquente chez les personnes hantées par leur propre majesté.

Oserai-je à nouveau m’emporter ? Pas du tout. Toute volonté de passer à l’offensive est, Ô seigneur, déjà désamorcée puisque la réponse est déjà connue, et consiste en une traditionnelle bataille sur la place de la virgule et la mauvaise foi caractérisée de celui qui a tout compris de travers. Je l’entends déjà mugir son tercet narcotique, arguant qu’il parle uniquement du « monde de la mode », et que dans la vie de tous les jours on fait ce qu’on veut, et ainsi de suite. Ainsi, si vous vous êtes sentie visée, vous êtes non seulement grosse, mais également conne. Peut-être même une infâme créature grasse aigrie de voir que lui a réussi dans la vie et pas vous… Apprêtez-vous, quoi qu’il en soit, à subir les assauts des ombres vulturines d’une vie misérable.

On pourrait peut être rétorquer, avec un minimum de bon sens dirai-je, qu’il y a d’un coté ce que le « monde de la mode » est, et de l’autre ce qu’il représente. Dans l’imagerie commune, la « mode » c’est la beauté, l’élégance, le charme, la sensualité. Ergo, une femme n’ayant pas sa place au sein de la mode, ne peut prétendre au charme, ni moins à la volupté d’un érotisme feutré. Même si, quand on y regarde de plus près, la mode ce n’est guerre plus qu’un agglomérat de pervers, qui sous prétexte artistique aussi obscur que flageolant, en profitent pour se rincer l’œil en photographiant à moitié nu des femmes et des hommes qui n’ont rien à faire de leurs vie d’autre que avoir l’air joli. Les annonces chastes de photographes douteux et des plaintes qui en résultent, ou réduites au silence de la honte, en témoigneront.

En allant un peu plus loin, on pourrait carrément (Soyons fous !) lui faire aimablement remarquer que dans une vie ordinaire (Même s’il s’estime infiniment plus haut que ça, tenant son mépris poli dont il se sert pour ses jugements indigents) il y a autrement plus prioritaire qu’une couche adipeuse. Ou, en des termes plus ampoulés (On s’adresse quand même à un membre émérite, éminemment supérieur, de la Nation ; n’utilisons pas un langage de roturier, je vous prie) : le rapport entre le « monde de la mode » et la réalité est il à ce point dichotomique ? Ne pourrait-on pas, à titre d’exemple, faire évoluer le paradigme dudit monde vers un état plus représentatif des réalités de la vie de tous les jours ; ne serait-ce que pour calmer les frustrations naissantes des fractures constatées ? Sinon, pourquoi, autre que par manque d’ambition peut-être, ne pas simplement s’en tenir à un silence, là où une déclaration aveugle qui par son vide argumentaire total, ne fait que jeter l’opprobre arbitrairement sur des femmes et des hommes qui, pour certains, sont déjà torturés au quotidien par des méandres sociaux bien plus épais. Mais, que voulez vous ! Je ne suis pas journaliste !

La vidéo se déroule sous mes yeux, et moins de quelques secondes plus tard, nous comprenons pourquoi il nous est, effectivement, à ce point supérieur, et qu’il nous est impossible d’espérer rivaliser avec son génie analytique :

« Les kros sont kand même responsables du trou de la zécu ! »

Javohl ! (Qui disait que l’allemand au lycée ne servait à rien ?) De ça, de la montée de l’insécurité, de l’inflation, de la crise financière, du réchauffement climatique, du chômage, du raccourcissement de l’espérance de vie, du dérèglement des saisons, et de la disparition de certaines espèces (les gros doivent sans doute les manger). Je dois sans doute en oublier d’autres.

Mis à part cet élitisme prosaïque, qui fait son bonhomme de chemin (panacée d’hémiplégiques de droite), évoqué entre les lignes, qui tend à souligner des êtres supérieurs qui, EUX, se sont sorti les doigts du cul, et on réussi à dépasser leurs problèmes, et que d’autres vivent à leurs crochets et doivent payer pour ces fainéants qui se laissent vivre, par le biais de ces contributions sociales vénéneuses du gaucho-laxisme, et qu’il y a en effet une partie de vérité sur les maladies qu’engendre les prises de poids ; il y a également le business admirable des « coupe-faim » et des « salles de bien-être » dont le succès est en plein essors. Vous allez me dire : « Puisque ça marche, c’est qu’il y a bien une demande ! Il serait idiot de ne pas se servir de cette demande à des fins mercantiles ! Imbécile ! Stalinien ! ANARCHO-ISLAMO-TROTSKYSTE ! ».

Je vous répondrai alors : « Vous avez raison, tout tombe du ciel. Ne nous posons donc pas de questions ! ». Non sans une certaine proportion sarcastique. Et ce n’est pas comme si partout pullulent les loufiats Lagerfeldiens aliénés. Vous savez, ceux qui ne supportent pas de passer du temps avec une personne pour la connaitre. Bah ! Soyons logiques ! Une personne qui ne prend pas soin d’elle-même ne pourra jamais prendre soin d’une autre, et encore moins quelqu’un d’aussi exceptionnel que mewa ! Poua-ha-ha-ha. On se contente, avec l’appui des tréfonds de ces syllogisme sélectifs de fond de cuvette diarrhéiques décantés, d’accorder un crédit d’existence aux uniques personnes qui, ELLES, se donnent aussi du mal, en prenant soin d’elles (Car nous savons tous qu’un gros est gros parce qu’il mange des chips devant la télé chez lui) et valent en apparence au moins autant qu’eux. Attendu que tout aille tellement vite de nos jours, rien de tel qu’un critère kafkaïen pour faire le tri, de préférence de la manière qui nous arrange. « Et puis, vu que tout le monde le fait… Hein… Non, je ne me sens pas coupable du tout. Pourquoi ? »

L’affaire du Mediator et les dépressions qu’engendre l’exclusion sociale témoigneront de la grande vertu de la spirale de la coquille des apparences.

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Mais ovinotropons de toute urgence. Etant donné l’argumentation de cet être divin, parlons plus en profondeur de ce que les gros nous coutent. Si chers. Tellement cher. Trop cher. Donc, continuons de les faire déprimer. Ils finiront par mettre fin à leurs jours : économisons nourriture et renflouons les caisses de la sécurité sociale. Bon, on manque un peu d’humanité, mais que voulez vous, il faut absolument améliorer les chiffres ! Une grande dame choucroutée avait d’ailleurs tenu le même raisonnement à une autre échelle. Souvenons nous : Margaret « Attila » Thatcher. Elle a terriblement amélioré les chiffres de son pays, en son temps ! Comment ça, un saccage des droits du travail, une chute de l’espérance de vie, un accroissement exponentiel de la fracture sociale, des mineurs morts et une économie maladivement dépendante de la santé financière mondiale ? Qui s’en soucie ? Regarder nos motherfucking chiffres ! Ils sont bons ! Même les partis ouvriers tels que le Front National admirent son œuvre ! Donc, il fallait le faire ! Y’a pas à dire : les choses s’arrangent.

"J'ai sauvé mon pays, et je vous emmerde !"

"J'ai sauvé mon pays, et je vous emmerde !"

Mais ovinotropons une fois encore. Veuillez excuser ma digressiophilie. J’essaie de me soigner.

Pourquoi avoir été aussi velléitaire, mon cher Monsieur Mode. Même s’il n’y eut guère de résistance dans les pouffements flasques (Aux relents approbatifs) de Roselyne Bachelot, ni dans le dodelinement équin de désaccord spectral (Si insignifiant qu’on l’a à peine vu passer) d’Audrey Pulvar, ou le « Ah non pas que… » (Dont la conviction laisse largement entendre « Ouais… Mais un peu quand même… ») d’Hapsatou Sy. Pourquoi ne pas citer vos sources, vos chiffres, s’ils sont à ce point accablant ? De même, si la malnutrition (Disons plutôt son déclin esthétique corollaire) vous préoccupe à ce point, pourquoi ne pas, vous qui êtes tellement soucieux de nous élever, vous rendre au ministère adapté avec vos chiffres sous le coude et vos projets pour y remédier ? Mais que voulez vous ! Je ne suis pas journaliste !

La seule réponse convenable, à mon sens, aurait été un éculé mais parfaitement adapté « Ta gueule, vieille bique ». Oui, j’avoue que c’est relativement agressif, vulgaire, rural, sous-évolué, seulement le respect n’est dû à personne, mais mérité. Quand je côtoie une compassion et chaleur humaine proche du zéro absolu, je ne crois pas qu’on puisse revendiquer un droit au respect. La violence sub-plébéienne reste ici parfaitement adapté, puisqu’elle témoigne de tout le respect inspiré par les rodomontades pantomimiques poussives de petite main perché dans un monde on ne peut plus éloigné des réalités de monsieur et madame tout le monde : aucun. Rien ne peut jamais justifier qu’on donne un tant soit peu de crédit à une théorie bouseuse qui donne la priorité à de jolis chiffres sur une vie humaine. Mais que voulez-vous ! Je ne suis pas journaliste.

La vidéo se poursuit. Je bouillonne. Soudain, à travers les miasmes attardés et fades de couturier des poubelles, on croit discerner une clémence impromptue :

« Mais les kros sont kros parce k’ils manchent des zhorreur pa chéres ! »

Ah ! Quelle soudaine compassion ! Ouf ! Le soulagement doit être total auprès de ces femmes inlassablement jugées par un œil social critique infect, de savoir, qu’au fond, ce n’est pas de leur faute si elles sont horribles à regarder. Mais si on avait le droit de les cacher dans des caves, ou des entrepôts, loin du regard des autres, on s’en porterait mieux. Voilà comment cette compassion surfacique creuse se brise en une pichenette. Ne vous donnez même pas la peine de vous forger un visage compassionnel. A chaque mot prononcé, il se fêlera. Tout ces discours convergent. Stimulant l’affabilité de l’exclusion des uns, du moment que ça arrange les autres.

Vous la sentez, maintenant ? Non, pas ça, bande de grands coquins. Je parlais de cet exquis climat de peur maintenue à bonne température ? Quoi de plus beau que cette crise pour la justifier, non ? N’est nulle prison plus ingénieuse que celle où on a envie d’aller s’enfermer. Il est si doux de faire germer de jolis bubons pesteux de déshumanisation que de petits fantoches simiesques s’empressent d’aller chatouiller à l’aiguille et au couteau à hors d’œuvre. Mais peut être Monsieur L possède une autre idée fulgurante ? Sur la crise économique, par exemple ?

« Qui a enfie d’acheter une Peucheot ? Mouaha-ha-ha ! » Re-Javohl ! Qui pourrait bien aspirer à être modeste, quand on peut être aussi génial que Karl Lagerfeld ? Et vue que nous espérons tous être au moins aussi cools qu’un de ses orteils (plus qu’un orteil serait orgueilleux, on parle de Karl Lagerfeld quand même !), on doit trouver une solution bien plus originale pour se sortir de la crise… Ah ! J’ai une idée ! Attention je relance l’économie française :

ECONOMICUS MAXIMAAAAAAAA (150€ de plastique, je vous prie)

ECONOMICUS MAXIMAAAAAAAA (150€ de plastique, je vous prie)

Ah ! Oui ! Oui ! Oui ! (Quand je dis « Oui » trois fois de suite, c’est que je suis à deux doigts de me faire dessus, tellement j’ai été subjugué. Mes conquêtes d’un soir et mon professeur d’analyse numérique en tireront les conclusions adaptées) Quelle brillance ! Quelle érudition ! Si c’est là le fruit obtenu sur tous ces livres dont vous vous vantez faire collection, puis je-humblement vous faire remarquer qu’une fois acheté, un livre peut également s’ouvrir ! Et si votre âme se trouve au milieu du tumulte d’un torrent inaltérable d’initiative sans bornes, vous aller peut être même pouvoir commencer à les lire ! Bon, d’accord, ses étrons en plastiques sont moulés sous l’aisselle par l’admirable (Dixit un certain M. Dassault, un ardent philanthrope de droite) ouvrier chinois, mais s’il les faisait faire ailleurs, ils seraient plus chers et ne pourraient pas se vendre. Et donc la crise serait toujours là. Bof, vous savez. Tant que les chiffres sont bons… Exploiter la misère ailleurs n’est pas spécialement répréhensible. De toute façon, tout le monde le fait… Donc bon…

Impies Effigies : Karl Lagerfeld - Les leçons du vide

Vais-je m’étendre d’avantage ? Non. Je suis anormalement excédé. Déjà par ces discours miaulants aux structures de connerie fractales. Vous savez, celle dont plus s’approche, plus on découvre de nouvelles facettes désolantes à ces débilités crépusculaires, s’auto répliquant à l’infini jusqu’aux limites de la cognition et au dogmatisme originel. Nous savons que seule la niaiserie se fait entendre. Le taux d’audience de ce blog, quelque part, me rassure.

Et de l’autre côté, cette auto flagellation consentie de la plupart de nos concitoyens. Prétextant un déterminisme abscons, pointé du doigt par des éminences surnaturelles du genre Lagerfeld, nous nous laissons les uns les autres nous éparpiller.

Alors, allons-y, mes amis ! Faisons l’éloge silencieux de logiques exclusives strictes ! Pourquoi ne pas le faire, d’ailleurs, puisque, de toutes façon, vous êtes du bon côté de la ligne. Colorons le monde de noir et de blanc. La nuance, c’est pour les autres. Ceux qui se prennent la tête. Vous n’aspirez qu’à une vie simple, n’est ce pas ? Donc, les gros sont des fainéants puisqu’ils sont gros, les arabes sont des parasites puisqu’ils sont arabes, le mariage c’est pour un homme et une femme puisque c’est écrit dans le contrat de mariage, les hommes jouent au foot puisque ce sont des hommes, les filles jouent à la poupée puisque ce sont des filles. Tout le reste : pure aberration. Dégénérescence statistique. Non représentatif. Ignorons donc. La norme, c’est la santé. Ne sortons qu’entre bonnes gens svelte et sportifs, foutons un bon coup de pieds au cul aux immigrés, surtout ceux qui volent les gentils bijoutiers portés sur la gâchette, et ceux qui veulent s’instruire à nos frais, votons Front National, militons contre l’évolution du mariage, et la considération sociale du genre. Sinon, Ô misère, la vie serai bien trop compliquée. « Et puis, vu que tout le monde le fait… Ca doit pas être grave… Hein… Non, je ne me sens pas coupable du tout. Pourquoi ? »

Allez savoir. Peut être qu’un jour à force de diviser, vous finirez par vous trouver du mauvais côté de la ligne… Mais, pas d’inquiétudes : on vous fournira un moyen pour vous nier et vous formater.

Mais peut-être ai-je vu faux… J’ai peut-être encore beaucoup de choses à apprendre…

Impies Effigies : Karl Lagerfeld - Les leçons du vide

Orthonormativement,

Gros Joshou.

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E
J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter. <br /> Cordialement
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