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Je m’appelle Joshua. J’aime passer le temps qu’il me reste avant d’uriner sous moi à écrire de petites fioritures psycho masturbatoires à l’humour résistible. Tant que je serais sans emploi, je prouverai mon existence en épandant une houle de haine putride. En attendant, détendez vous – si vous exhalez une légère odeur troublante, c’est que vous vous êtes trop détendus – et appréciez, si vous le pouvez, ou haïssez, si vous le voulez. Joshua. Votre ami.

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Préceptes de dépravation convenue : Noël

Noël -

 

Il n’y aura pas de veules distorsions factuelles, ou de lourdes résonnances démagogiques. Je ne m’attends donc pas à ce que beaucoup, ici, s’intéressent au subtil et exact art du brassage de vent. Il n’y aura que la vérité.

Jesus, Mon SauveurNoël est la date fatidique du calendrier chrétien où le sauveur naquit. Enfin j’exagère. Le fils de Dieu. « Sauveur » ça fait un peu prétentieux. Depuis, on a perdu la recette. Ou bien, peut-être que dans cette période de scepticisme cartésien, on trouve moins de vierges parasitées d’une larve lipigène, qui réduit accessoirement à néant tous les efforts des grands penseurs médiatiques, et non moins grands modistes, tels Lagerfeld, qui fort de leur érudition à travers les couvertures des plus grands ouvrages de ce siècle – et des autres – couplée à leur comte en banque qui fait croire au monde qu’ils sont dignes d’intérêt, nous éduquent et nous orchestrent farouchement dans leur dévouement à la cause anti-surpoids, car tout ce qui est maigre est beau, et c’est tout, ne l’oublions pas. D’ailleurs, nous l’avons toujours su. Moi aussi je suis vierge, mais je suis pas né en décembre, et, à moins d’une percée scientifique détonante, ou d’une évolution génétique assez ironique, je ne peux pas tomber enceint. Excusez-moi, au passage, pour cette transition violente.

On trouve aussi moins de bergers, mais je crois que c’est anecdotique. De nos jours, les métiers où les maris renâclent à la monté chromatique des cuivres avec leurs rombières sont nombreux. Bien trop pour être tous cités. Prenons l’exemple qui parlera le plus à mes lecteurs : footballeur. Surtout pour le pauvre Franck Ribery, qui, faute de s’être égaré, s’est rendu compte que la femme de vertu – et en l’occurrence, surtout d’intelligence – limitée n’est pas celle qu’on croit. En effet, la jeune femme à laquelle Francky s’est envergé, qu’on pouvait hâtivement taxer de matérialiste, comble tout doute possible quant à ses véritables attentes du mariage : « Si tu vas voir ailleurs, je ne divorcerai pas, tu me donneras la moitié de ton salaire ».


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Je précise tout de même qu’étant donné la source de cette intrigante déclaration (Closer), l’authenticité n’est pas forcément au rendez-vous. Si d’avenir, on me prouve qu’il s’agit d’un torchis de plume typique de journalisme peoplistique (inventer plus, pour vendre plus), je présente mes plus graciles componctions à Madame d’avoir osé croire qu’elle préférait le portefeuille à la viande de bœuf, et je rédigerai ici même, de glorieuses louanges œcuméniques ad gloriam du cœur flétri d’une femme anéantie, victime d’une de celles qui sont à l’origine de l’ébranlement de ma ténébreuse hétérosexualité.

Trêve de mièvrerie footballistique, j’ai l’impression de devenir normal.

Noël est avant tout une gaudriole chrétienne, à laquelle s’est greffée une conspiration capitaliste ouatée, personnifiée par un vieillard bedonnant au nez et à la robe teintés d’un rouge vicieux, qui s’insinue sournoisement dans les maisons la nuit, pour prendre nos enfants sur leurs genoux cagneux, usés par le poids du vil amas narquois de leur pédophilie feutrée – il faut bien être chrétien pour s’en réjouir – et dont le dogme veut qu’on fasse don de cadeaux ruineux à des gens qu’on aime pas forcément. Noël est une fête de pédophiles hypocrites ? Non ! C’est une fête chrétienne ! Aussi subtile soit-elle, il y a une nuance. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas insinué.


pere_noel_et_toutou.jpg

Je tiens à rassurer aussi les enfants qui ne me lisent sans doute pas, le Père Noël existe. Je l’ai rencontré. Pour dissiper le pyrrhonisme maladif des mathématiciens et autres physiciens chevronnés, arguant que « même à la vitesse de la lumière, le Père Noël serait incapable de visiter toutes les maisons de tous les enfants du monde ! Et on peut pas aller plus vite que la lumière ! Bande de cons ! », je leur demanderai de faire preuve de deux sous de bon sens : un seul homme ne le peux pas, certes, mais le corollaire n’est pas que le Père Noël n’existe pas, mais plutôt qu’il se fait aider ! Il y a, en effet, plusieurs Père Noël. Celui que j’ai rencontré s’appelait Henri. Il m’a tout expliqué ! Vous allez me dire que faire croire à une singulière entité relève un peu de la cagoterie de bacilles facétieux qui ont un peu envie de faire parler d’eux. Afin de vous éclairer, je vous retranscris une partie de l’échange que j’ai eu avec lui :

-    Ah ! Alors vous faites tous partie d’une agence !

-    Bah ouais ! L’Agence quoi !

-    Ah ! D’accord… Mais écoute Riton, je comprends pas pourquoi vous faites croire que vous êtes plusieurs… C’est pas un peu de la cagoterie de bacilles facétieux qui ont un peu envie de faire parler d’eux ?

-    Ah tu sais DJo’ ! Y’avais de la concurrence à l’époque. Fallait réagir vite ! On a donc vendu du miracle ! Pouvoir sevir le monde entier en une seule nuit… Fallait oser !

-    Mais c’est malsain !

-    Non ! C’est capitaliste !

-    Ah ! Oui pardon… C’est ce que je voulais dire…

-    Mais c’est aussi du communisme quelque part !

-    Je me disais aussi… Ce rouge, c’est très suspect…

-    Mais non pauvre sodomite ! Comme on se ressemble tous, nous sommes un peu tous représentés dans toutes les villes chrétiennes du monde ! Ca évite le favoritisme, inhérent au chauvinisme accru et à l’indigence engoncée de certaines citées, et pas seulement phocéenne. Ca répartit d’une manière indifférente et tout à fait égalitaire la grandeur humaine qu’on peut tirer dans l’offrande désintéressée de babioles rutilantes à ces petites créations de Dieu, dans lesquels il a parfaitement souligné l’innocence et la pureté à travers leur regard doux, nacré de couleurs au lyrisme démesuré, et leur peau à la délicatesse apaisante, au teint diaphane poétiquement duvetée de… J’arrête ça m’excite…

Qui l’eut cru ! Noël est à la fois le symbole du triomphe communiste, et capitaliste. La chrétienté aura su donc concilier deux doctrines que tout opposaient ! Je suis ému ! Mais Zeus me consomme, ce n’est pas notre problème.

Si pour l’ensemble du monde, Noël est une période de remarquable joie géronte, je la retiens surtout comme étant la plus grande période gallinacide de l’année. Et Moi seul sait à quel point les bêtes à plumes sont agressives. Outre le fait qu’une poule domestique m’aie picoré de gros orteil, on se souvient tous du raid meurtrier de janvier 43 des pintades tueuses en Bourgogne, mené en représailles des massacres publiques de poulets de Bresse à fête de la dinde de Saint Germain du Bois. Beaucoup de morts, dans les deux camps.

 

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Les veuves gallinacées telles un nuage impénétrable de ressentiment et de bestialité volatile ont fondu sur la ville, alors étreinte dans les abysses moribonds de l’obscurité vespérale aux doux éclats bleutés, typique des endroits mal éclairés. La nuit était fraîche. Pas froide. Presque juste bien, mais en plus frais. Elles pénétrèrent sanieusement dans les logis des humbles habitants, telles des Père Noël emplumées et embectées, armées de sels de cyanure. Aujourd’hui encore, on ne sait pas où elles se sont procuré les dits sels. Certains enquêteurs ont porté leurs soupçons sur une poule érudite. On l’appelait Christelle. Mais revenons au front. Après avoir anéanti la moitié du village, assassinant froidement et non moins indifféremment arabes et enfants… Surtout arabes et enfants ! Les cocottes surdosées se firent décimer grâce à l’alerte que donna Jeremy le Poivrot, qui, vomissant son poulet dans l’étang, nota, je cite, la présence d’ « une lubricité insolite, ou d’une haine ardente au fond de l’œil de la poule qui m’est monté dessus ! ». Quelques heures plus tard, au prix d'une lutte très inégale, la commandante Greta Von Huhn à la tête des troupes en plumes fut contrainte à signer un armistice, avant d’être consommée à la broche pour l’exemple. Depuis en Bresse, personne n’ose croiser le regard des pintades.

Après ce rappel historique important, témoignant de l’immense culture dont je peux jouir, on peut noter aussi, comme ça, en diagonal, que la date de Noël précède de quelques jours l’instant arbitraire, prétexte à l’absorption massive de substances altérant le comportement, où la Terre achève sa cinglante rotation deo juvante, pour parler monégasque.

On va s’arrêter là puisqu’il est grillheure, et même si les toves ne gyrent plus, ou vriblent avec un air slictueux, ce sont les verchons qui bourniflent, et ça, je ne le supporte plus !

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